Naissance et Engagement de la C.S.C.
24 avril 1990 : Un tournant historique
En annonçant la démocratisation de la vie politique au pays, le Président de la République a simultanément rétabli le pluralisme syndical. Bien que ce principe n’ait jamais été formellement aboli – comme en témoigne le Titre XVI du Code du Travail – les travailleurs avaient déjà librement unifié le mouvement syndical, créant ainsi l’UNTZa : un syndicat dynamique, puissant, indépendant des partis et des gouvernements.
De l’unité à la crise
Depuis sa création le 23 juin 1967, l’UNTZa, portée par ses premiers dirigeants, jouissait d’un prestige exceptionnel, tant sur le plan national qu’international. Elle était régulièrement citée en exemple par des organismes comme le Bureau International du Travail (BIT).
Cependant, sa transformation en une branche spécialisée du Parti-État M.P.R., ainsi que la modification de sa charte et de ses statuts, ont vidé le syndicat de sa substance. Devenue un simple relais des décisions politiques, l’UNTZa a perdu toute crédibilité :
Direction dictatoriale
Absence de dialogue et de démocratie interne
Corruption et collusion avec les employeurs
Enrichissement illicite des dirigeants
Inefficacité dans le secteur public
Échec des projets économiques et sociaux
Déclaration des anciens dirigeants de l’U.T.C.
Nous, anciens dirigeants de l’ex-UTC, structure dynamique du congrès constitutif de l’UNTZa en 1967, déclarons ce qui suit :
Fondements juridiques et internationaux
Le pluralisme syndical est reconnu par le Titre XVI du Code du Travail.
Le discours présidentiel du 24 avril 1990 le réaffirme solennellement.
Le Zaïre est signataire de la Convention n° 87 de l’OIT, garantissant la liberté syndicale.
Constats
L’unification syndicale dans le cadre de l’UNTZa est un échec.
L’ingérence gouvernementale viole la Convention 87.
L’absence d’un syndicalisme libre nuit aux relations professionnelles et à l’amélioration des conditions de travail.
Considérations
L’article 2 du Chapitre I, Titre XVI du Code du Travail stipule qu’aucune autorisation préalable n’est requise pour créer une organisation professionnelle, sous réserve des formalités prévues.
Naissance de la Centrale Syndicale du Zaïre (C.S.Za.)
Le 12 juillet 1990, nous avons créé la Centrale Syndicale du Zaïre (C.S.Za.), organisation professionnelle indépendante des partis politiques, gouvernements, églises et confessions religieuses.
Elle se veut ouverte à tous les travailleurs, sans distinction de race, de sexe, de religion ou de pensée, et appelle à un combat syndical pour :
La justice sociale
Le partage équitable des richesses
L’amélioration des conditions de vie et de travail
Fondation de la C.S.C. : Une nouvelle ère
Le 07 février 1991, à Kinshasa, est créée la Confédération Syndicale du Congo (C.S.C.), un syndicat national interprofessionnel.
Siège social
Adresse : Avenue Kasa-Vubu n° 461, Commune de la Gombe, Kinshasa.
Le siège peut être transféré par décision du Congrès.
Doctrine
Doctrine sociale chrétienne : l’homme au centre de l’action syndicale.
Indépendance affirmée vis-à-vis des gouvernements, partis et églises.
Soutien possible aux gouvernements répondant aux aspirations légitimes des travailleurs.
Objectifs de la C.S.C.
Étude et défense des intérêts professionnels
Promotion du progrès social, économique et moral
Action syndicale dynamique, au service des travailleurs, ouvriers et paysans
