Selon l’Organisation International du Travail « OIT », le secteur informel est un groupe d’entreprises familiales ou entreprises sans personnalité juridique. D‘après les conclusions, sur le travail décent, de la 90ème Conférence Internationale du Travail 2002, le terme économie informelle a été jugé préférable à celui du secteur informel car les travailleurs et les entreprises n’appartiennent pas à un seul secteur ou domaine d’activités mais ils traversent plutôt une variété de secteur. La CSC a souscrit à cette définition.

1. L’économie informelle regroupe les activités :

  • Qui assurent à la famille sa survie quotidienne dans un contexte où le revenu formel ne suffit plus à couvrir les besoins courants,
  • Qui se rattachent à la petite production marchande « réalisée par des micro-entrepises. Celles-ci ne sont pas enregistrées parce que leur potentiel de croissance est jugé trop faible,
  • Qui se rattachent au « capitalisme sauvage ». C’est le cas où le secteur formel (entreprise privée ou publique) échange son argent à Wall Street (cambisme de rue) afin d’acquérir les devises ou le fait qu’elles achètent de l’or ou diamant auprès des artisans illégaux.

2. Ne font pas partie de l’économie informelle les activités ci-après :

  • Les emplois réguliers, stables et protégés au sein des entreprises réglementées,
  • L’économie criminelle, tout dépend de la conception de la criminalité, certains comprennent l’économie criminelle au sein de l’économie informelle. Ainsi, la prostitution est considérée dans certains pays comme activité criminelle, mais cela n’est pas le cas dans d’autres pays, où cette activité est légalement reconnue et il existe même des syndicats des prostituées,
  • L’économie familiale : le travail domestique non rémunéré et les activités ménagères. Cette catégorie n’est pas retenue car les biens et services produits par ce type d’activités ne rentrent pas dans le cadre d’un marché.

3. Caractéristiques de l’économie informelle

  • Faible revenu,
  • Insécurité d’emploi,
  • Discrimination,
  • Longs horaires de travail,
  • Manque de protection sociale,
  • Bas niveau de formation,
  • Faible syndicalisation des travailleurs,
  • Vulnérabilité des travailleurs face aux interfaces des autorités publiques et au harcèlement de la police, car ils sont souvent vus comme des hors la loi,
  • Non-considération du chiffre d’affaires des entreprises dans les statistiques officielles, même si leur contribution économique est probablement plus importante que celle des entreprises formelles,
  • Le manque de sécurité au travail.

4. Les syndicats définissent l’économie informelle comme un éventail d’activités hétérogènes qui en règle générale partagent trois caractéristiques :

  • La législation, particulièrement celle au travail n’est pas appliquée, sciemment ou non,
  • Il s’agit d’emplois sans contrat formel, dans des conditions de travail précaires à des bas salaires,
  • Il s’agit généralement des petites unités à organisation faible où la relation employeurs – travailleurs est personnalisée, où les patrimoines personnels et celui de l’entreprise ne sont pas toujours délimités.

Objectif de la CSC dans l’économie informelle

L’objectif global « organiser les travailleurs de l’économie informelle : Un défi de développement majeur en République Démocratique du Congo ».

Il y a six (6) objectifs spécifiques :

  • Sensibiliser les travailleurs de l’économie informelle dans les onze (11) provinces de la RDC,
  • Syndicaliser les travailleurs de l’économie informelle,
  • Renforcer les capacités des animateurs et militants,
  • Améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs de l’économie informelle,
  • Redynamiser le Département ACAR « Action Coopérative et Animation Rurale »,
  • Assurer la sécurité des membres.

Moyens d’action

Regroupés autour de trois (3) activités principales :

  • Sensibilisation et organisation,
  • Séminaire de formation,
  • Action politique et encadrement (coopératives animations rurales, etc).

Les réalisations de la CSC dans l’économie informelle

Le cadre opérationnel mis en place par la CSC avait comme mission pour les premières années d’organiser les travailleurs de l’économie informelle en vue d’assurer leur syndicalisation et de mieux les défendre vis-à-vis des pouvoirs publics.

C’est depuis janvier 2004 que la CSC s’est lancée dans ce secteur par l’organisation d’une coordination tant au niveau national que provincial.

Pour mieux cerner les problèmes de l’économie informelle, la CSC a répertorié 16 secteurs d’intervention sur lesquels les actions doivent être orientées. Il s’agit de :

  • Petit commerce,
  • Transport,
  • Agriculture, élevage, pêche et alimentation,
  • Services,
  • Communication,
  • Habillement,
  • Métallurgie,
  • Construction et bois,
  • Textile et maroquinerie,
  • Finances,
  • Santé,
  • Education,
  • Presse et imprimerie,
  • Industries diverses,
  • Arts et métiers,
  • Mines.

Ne pouvant pas tout embrasser à la fois a priorité a été accordée aux trois premiers secteurs à savoir : Le petit commerce, le transport et l’alimentation, agriculture, élevage, pêche. Ainsi, des actions ont été menées dans :

  • Le secteur du petit commerce : La CSC s’est attelée à la constitution des comités de marchés par branches d’activités,
  • Le secteur de transport : La CSC travaille et encadre les membres de l’Association des Chauffeurs du Congo « ACCO » qui compte près de 40.000 adhérents. A Kisangani, dans la province Orientale, les conducteurs des vélos taxi dénommé « TOLEKA » ont mis en place une structure de fonctionnement, pour mieux assurer la défense de leurs intérêts,
  • Le secteur Agriculture, Elevage, Pêche, Alimentation : La CSC est en contact avec un réseau des boulangers artisanaux. Les pêcheurs sont regroupés en UNAPECO ‘Union Nationale des Pêcheurs du Congo), cette organisation compte 1.500 membres dont près de 10 % des femmes.

L’encadrement est en cours avec les éleveurs à domicile. Mais il se pose encore un problème d’approvisionnement en produits alimentaires pour les volailles et les poussins importés. Par ailleurs, la CSC a enregistré certaines branches d’activités informelles telles que : les cordonniers, les photographes, les fabricants des casseroles, les sculpteurs, les mécaniciens auto, les ajusteurs soudeurs et les menuisiers.

Les semaines de sensibilisation organisées à Kinshasa, Matadi et Kikwit ont démontré le besoin en formation des permanents et militants.

En appui à cette formation, il est organisé une campagne de sensibilisation et conscientisation des travailleurs de l’économie informelle sur le plan national.

La CSC va lutter pour :

  • Favoriser le regroupement l’encadrement des organisations par branches d’activités ou corps de métiers,
  • Faire adapter la législation en vigueur en matière du travail et autre (code du travail, droit fiscal) à la nouvelle réalité de l’économie informelle afin d’offrir une protection aux travailleurs de ce secteur,
  • Mettre en place dans ce secteur les conventions collectives et les protocoles d’accord,
  • Assurer une représentation des travailleurs de l’économie informelle à travers la CSC dans le dialogue social.
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