Notre Lutte

Syndicalisme en RDC

Depuis la libéralisation des institutions politiques, économiques et sociales en République du Congo, décrétée par le président déchu de la 2ième république, lors de son discours du 24 avril 1990, le paysage social est passé du mono syndicalisme au pluralisme syndical.
En effet, parallèlement à la création des partis politiques, une multitude de syndicats des travailleurs évaluée déjà en 1993 à cent vingt et à près de deux cents aujourd’hui, a vu le jour.
La période de transition syndicale qui a débuté en 1990 consécutivement au discours précité, a été close le 13 décembre 1993 dans les établissements de toute nature. Le monde du travail a connu dès lors des élections sociales en 1993, en 1996, en 1999 et 2003. Dix ans après la démocratie sociale, la République Démocratique du Congo connaît un pluralisme syndical intégral.
 

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  • Situation sociale

Situation politique

La population que espérait au changement depuis le début de la transition politique en 1990, a salué avec espoir, l'avènement du nouveau pouvoir d'avoir chassé l'ancien dictateur en mai 1997. Les espoirs se sont envolés avec la guerre. Ceele-ci a causé non seulement de milliers de morts et de blessés parmi la population innocente, mais aussi la destruction massive et méchante des habitations, ainsi que des infrastructures du pays.

L'actualité politique congolaise reste dominée depuis août 1998 par la guerre d'agression imposée à la République Démocratique du Congo par les coalitions Ougando-rwando-burundaise que instigue et soutient les factions rebelles, voilà trois ans durant.

La situation humanitaire est catastrophique, la famine sévit dans les localités frappées par la guerre et les maladies presque éradiquées réapparaissent (peste, coqueluche, fièvre typhoïde...). La crise humine ten à s'amplifier, car on desserve de plus en plus à une humanitaire et l'assistance. Aucune perspective n'est en vue, si l'ONU ne peut arrêter la guerre.

Le 16 janvier 2001, un événement tragique venait de frapper le pays, l’assassinat du Président de la République Mzee Laurent Désiré Kabila, dans des conditions non encore élucidées jusqu’à ce jour. Cette mort a été fortement ressentie par la population nationale qui n’a pas manqué de le manifester tout au long de trente jours de deuil national.

Un fait remarquable et inhabituel est le calme qui a régné dans tout le pays à la suite de cet assassinat. Les signes observés dans le ciel et les différents témoignages recueillis font croire qu’il s’agissait d’une intervention divine. Pour combler le vide provoqué par cet événement, Joseph Kabila, fils a été installé à la tête du pays pour l’intérim et assurer ainsi la continuité des affaires.

A peine installé, le nouveau et jeune Chef de l’Etat se fait remarquer dans son discours et a donné l’impression à tout observateur avisé, d’être l’antithèse de la politique de son défunt père. Dans son discours, il rassure tout le monde et plus particulièrement les milieux politiques occidentaux et même les belligérants signataires des accords de Lusaka. Qu’il s’agisse des résolutions de l'ONU, de l’ouverture politique ou du Dialogue intercongolais, on note dans ses agissements, une politique opposée à celle de son père.

Le Gouvernement de Kabila père avait marqué un certain doute en ce qui concerne la résolution 1304 du 16 juin 2000 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, demandant aux forces étrangères de se retirer de la République Démocratique du Congo. Pour ce Gouvernement, cette résolution ne prévoyait aucun calendrier quant au déploiement des forces de l’ONU. Avec le Gouvernement Kabila et fils, ce déploiement se concrétise déjà sur le terrain.

Le Président de la République a signé au mois de juin de cette année un texte de loi portant organisation et fonctionnement des partis et regroupements politiques. Ce texte donne une ouverture totale à tout parti ou groupement politique contrairement au Décrit-loi n° 194 du 29 janvier 1999 promulgué par le défunt Président qui était trop restrictif. Ce dernier excluait purement et simple tout parti politique enregistré sous l’ancien régime, celui de Mobutu.

Aujourd’hui, on peut envisager la tenue du Dialogue intercongolais. Il y a même une date qui est avancée, il s’agit du 25 août 2001 pour la commission préparatoire. Le point de divergence entre les différents (Gouvernement, opposition armée, opposition non armée et la société civile) demeure le lieu ainsi que le quota de participants réservé aux différents groupes.

Ce dialogue intercongolais étant remis en cause par le Gouvernement Laurent Désiré Kabila qui mettait en doute la neutralité du facilitateur Mr Masire. Par ailleurs, il pensait que ce dialogue était vide de sens suite à la défection de la majorité de leaders de la rébellion, ralliés à la vision du Gouvernement et convaincus du mauvais choix, notamment le fait des massacres de leurs compatriotes et frères déportés et tués ici et là par les agresseurs.

En somme, le Dialogue intercongolais semble incontournable. Il doit favoriser la réconciliation entre fils et filles du pays et ramener la paix indispensable à la reconstruction nationale. Celle-ci ne peut avoir lieu que si les institutions du pays fonctionnent normalement. Il n’y a que la pais qui pourra engendrer la reconstruction du pays sur tous les plans.

Source: Réflexion de la CSC sur la situation sociale en RDC, par le Bureau Journalier, août 2001

 

La situation économique

La dimension économique de la crise que traverse la pays est préoccupante. En se référant aux indicateurs de grands équilibres économiques, le Congo Démocratique est caractérisé par un marasme socio-économique indescriptible.

En 1990 au début de la transition, la nécessité de lutter pour la survie au jour le jour est depuis lors le lot quotidien de millions de travailleurs. Elle les a poussées, avec l'énergie du désespoir vers le secteur informel dont l'explosion a été fulgurante.

Le nouveau pouvoir politique qui commandait aux destinées du pays depuis 1997 était incapable de maîtriser cette situation malgré ses intentions. La guerre que connaît la pays a considérablement affecté l'enthousiasme du Président de la République et de son Gouvernement qui devait faire face à la guerre, qui sévit à l'Est du pays.

En mai 2001, le Gouvernement actuel de Joseph Kabila a pris des mesures économiques tendant à stabiliser la monnaie, il tient à juguler l'inflation et à maîtriser le budget.

Le Gouvernement a décidé de passer du régime du fixing à un régime flottant. Dans ce dernier régime, on aura toutes sortes de fluctuations où, selon le Gouvernement l’objectif est de rechercher la stabilité monétaire. Celle-ci devant offrir tant aux producteurs qu'aux consommateurs, une certaine prévisibilité dans leurs actes économiques.

Parmi les mécanismes mis en place, on essaie de rechercher que les recettes des finances publiques puissent correspondre à une même hauteur des dépenses. Par ailleurs le taux de change est chaque jour publié pour la transparence.

La fermeture des entreprises suite aux effets de la guerre a entraîné la suppression de plusieurs emplois. Quand on sait que la production est en régression, le volume d'importation ne peut conduire en général qu'au commerce extérieur déficitaire où la nécessité pour leur survie et ce sont réfugiés dans le secteur informel de plus en expansion.

Source: Réflexion de la CSC sur la situation sociale en RDC, par le Bureau Journalier, août 2001.

 

Le Mouvement Ouvrier Chrétien du Congo

Ce Mouvement a été créé par les organisations constitutives dans le but d'unir leurs efforts, se soutenir mutuellement. Ensemble, donner plus de force aux actions et aux initiatives qu'elles lancent collectivement. De par son rôle de coordination, le MOCC tient à faire bénéficier à l'ensemble du Mouvement des services tels la formation, l'information-éducation…

Le MOCC forme, avec toutes ses organisations constitutives, un Mouvement social qui se vetu attentif aux problèmes d'aujourd'hui et qui essaient d'y répondre aux niveaux local et national. De cette manière, le MOCC veut promouvoir la participatoir à la vie en socété, renforcer la résisitance morale des citoyens, lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes, contre la précarité des travailleurs et protéger les groupes défavorisées de la population. Le MOCC regroupe actuellement quatre organisations, à savoir: l'Action Féminine Chrétienne (AFC), la Confédération Syndicale du Congo (CSC), La jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) et l'Union des Mutualités Chrétiennes du Congo (UMCC).

 

Situation sociale des travailleurs congolais

Il est généralement admis que la situation économique a une influence sur la situation sociale. Beaucoup d’économistes estiment qu’une forte expansion économique est donc indispensable à l’accroissement des revenus et des niveaux de vie de la population ou des travailleurs en particulier.
La tendance d’effondrement du franc congolais au marché parallèle de change entraîne l’alignement des prix sur le cours du dollar. A sa sortie le 30 juin 1998, le franc congolais correspondait plus ou moins à 1$US. Aujourd’hui, 1 dollar vaut 300 FC.
Le taux de change pour 1 $US tant au marché officiel que parallèle était ramené au mois de juillet 2001 aux environs de 210 FC. Mais on a observé une certaine surchauffe de ce taux durant cette première quinzaine du mois d’août 2001. Ce qui n’a pas manqué d’affecter les prix à la consommation qui tendent à s’élever comme habituellement. Cette hausse entraîne certainement la paupérisation des travailleurs congolais, car elle fait fléchir la consommation à cause de la baisse du pouvoir c’achat qu’elle entraîne, même si cette baisse peut être compensée par le revenu procuré par le secteur informel ou par la solidarité.

Le travailleur le moins payé gagne actuellement 935 FC dans le secteur public et plus ou moins 3.000 FC dans le secteur privé, ce qui correspond respectivement à 3 et 10 $US. Or il faut un budget ménager de 530 $US à un travailleur marié ayant 4 enfants à charge. Si on doit recourir au principe de l’OIT, if faut 6 $US par personne.

Avec l’actuel Président, le dialogue social vient progressivement. Les travaux du Conseil National du Travail se tiennent, la commission préparatoire et les documents de synthèse sont prêts. A son ordre du jour, le Conseil a traité trois points : la fixation d’un SMIG, la révision du Code du Travail et le Code de la sécurité sociale.
C’est depuis 1995 que le dernier SMIG a été fixé. Le projet de la révision du code du travail date depuis l’époque du mono syndicalisme. Pour ce qui est de la sécurité sociale, on note l’insouciance de l’Etat d’autant plus que les prestataires sociaux, partenaires de l’Institut National de sécurité Sociale sont laissés pour compte tant au niveau de la gestion qu’à celui du bénéfice de leurs rentes après la retraite.
Actuellement le problème de l’emploi se pose en trois points :
- Maintenir les emplois
- Créer de nouveaux emplois
- Donner à chaque travailleur un salaire équitable

Dans le secteur privé, la fermeture des entreprises due à la mauvaise situation macro-économique du pays, ne favorise pas la création de l’emploi. On note aujourd’hui, un effectif de 30.000 travailleurs contre 2.000.000 en 1980.
Comme tout fonctionnaire, le personnel de l’enseignement est en bute à un salaire de misère. Les parents des enfants, élèves et étudiants ont à faire face aux frais scolaires très élevés, ce qui ne permet pas un enseignement de qualité à tous les enfants.
Quant aux soins médicaux, ils coûtent très chers. Le transport est un casse tête et le parc automobile du transport en commun est de loin insuffisant. L’administration du travail est inopérante, favorisant la désinvolture des employeurs, avec la passivité partisane de l’Inspection du travail. Notons pour terminer cette partie que la RDC a ratifié récemment plus de 6 conventions de l’OIT. Ce qui est un pas, mail l’essentiel est de les mettre en application afin de les respecter.

Source: Réflexion de la CSC sur la situation sociale en RDC, par le Bureau Journalier, août 2001

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