La CSC est largement représentée dans le secteur formel et elle se retrouve ainsi quasiment dans tous les secteurs d’activité économique. Par ailleurs, elle multiplie des initiatives afin d’organiser également les travailleurs du secteur informel.

Sur le plan géographique, elle est implantée dans toutes les 11 provinces du pays avec 34 unions locales et 6 bureaux syndicaux.

Actuellement, les élections syndicales se poursuivent et n’ont pas encore pris fin. Ceci se justifie quand on sait que les élections sont organisées selon la date anniversaire qui varie d’une entreprise à l’autre. Les élections se poursuivent même dans les territoires occupés ; les résultats qui nous parviennent le prouvent.

Il serait erroné d’affirmer que les résultats en nombre de sièges obtenus par la CSC pour ce mandat peuvent égaler ceux obtenus lors de deux premiers mandats lorsque l’on considère les statistiques sous nos yeux.

Plusieurs causes peuvent justifier ces résultats et l’on identifie aussi bien les causes exogènes qu’endogènes.


La guerre

Beaucoup d’entreprises alors reluisantes il y a trois ans ont dû soit fermer soit réduire sensiblement leurs effectives du fait des difficultés économiques occasionnées par la guerre.

La conjoncture économique

La situation économique de notre pays va du mal en pis. La conjoncture est telle que beaucoup d’entreprises sont incapables de tenir le coup. Bien d’entre elles se sont vues obligées de procéder au licenciement du personnel.

Le manque de culture syndicale

A propos de ces élections, il y a lieu de signaler le phénomène qui stigmatise le manque de culture syndicale des travailleurs congolais suite à la faim ou la pauvreté, le choix du syndicat à voter est monnayé qui, moyennant l’argent en espère ou en nature (quelques poissons chinchards, bière, sardines, pagne, etc.). Comme on le voit, la dignité est hypothétique à vil prix aux dépens de l’idéal syndical ou l’efficacité d’un syndicat.

Pour tenir compte de cette réalité, la CSC au lieu de distribuer l’argent, prendrait comme stratégie, celle de créer un corps structuré de production pour attirer et maintenir des membres.

Les travailleurs s’approvisionneraient à crédit ou au comptant et à meilleur prix. Ainsi ce Corps stimulerait la campagne de la CSC lors des élections syndicales. L’éventualité de financer à chaque fois les élections sociales serait dès lors une fois pour toute résolue.

Manque d'un budget alloué aux élections sociales

L'on ne peut faire que la politique de ses moyens. Nous devons reconnaître que lors de 2 mandats passés, la CSC a disposé des fonds pour battre la campagne électorale et organiser les élections ce qui n’est pas le cas pour ce mandat. Cette situation a été rendue encore plus difficile par la non perception par les syndicats des cotisations syndicales. Si à Kinshasa, l’on peut encore se déplacer, à l’intérieur du pays, la situation est encore plus difficile à cause de délabrement des infrastructures routières et du manque des fonds.

Nous ne sommes pas encore au terme des échéances électorales, la CSC peut encore relever le défi. Pour ce faire, elle se doit de changer des stratégies en adoptant un discours mobilisateur qui tranche avec le discours démagogique et en redéfinissant des nouveaux objectifs auxquels l'on affecterait des moyens conséquents.

Ainsi, vous trouverez en annexe les résultats partiels des élections syndicales pour le troisième mandat pluraliste se rapportant aux territoires sous contrôle gouvernemental.

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