Au cours de trois ans d’existence du nouveau pouvoir, le constat à établir est amer. On ne pourra méconnaître que les actions de la CSC ; ont été menées dans un environnement politique et économique très difficile. Jusqu’à présent, aucune lueur d’espoir d’amélioration n’est apparemment envisageable. Cet environnement est marqué par les effets pernicieux de deux guerres : celle dite de libération et l’actuelle agression la plus meurtrière diligentée par la coalition Ougando-Rwando-Burundaise soutenue financièrement et matériellement par certaines puissances internationales opérant dans l’ombre.

Les conséquences de ces guerres sont incalculables, le développement du pays dont notamment les pertes de vie humaines, les pillages systématiques des richesses, la fermeture des entreprises, les assainissements, l’accumulation des arriérés des salaires, la destruction massive de l’outil de production, etc.

Parmi les difficultés rencontrées, il y a lieu de signaler un phénomène particulier qui influence négativement l’action syndicale : l’absence de la culture syndicale et l’idéal syndical. En effet, on peut être un syndicat majoritaire dans une entreprise donnée, on a difficile à gérer et à soutenir l’action syndicale tout au long du mandat à cause du manque de militantisme des syndiqués qui sont manipulables à souhait et de l’absence de formation syndicale solide des dirigeants. Ainsi un syndicat peut se retrouver minoritaire dans l’entreprise durant le mandat syndical pour disparaître définitivement au mandat suivant pour des raisons invoquées ci-dessus. Une des causes qui milite en faveur de cette situation, c’est l’environnement économique, politique et social désastreux.

Le syndicat élu majoritaire dans une entreprise qui, durant un mandat de trois ans et qui n’a obtenu aucun avantage pour les travailleurs par la faute de l’environnement évoqué, perd automatiquement la confiance et il est d’office bouté dehors.

Par manque de culture syndicale, les travailleurs ont tendance, sans esprit d’analyse, à donner toujours tort aux syndicats. Malgré ces difficultés, la CSC compte un grand nombre de réalisations depuis le changement du régime politique intervenu en date du 17 mai 1997, dont les plus saillantes sont notamment :

1. Le dénonciation de la violations des droits syndicaux lors de la prise des mesures par l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération « AFDL », la mesure de remplacement des délégations syndicales par les Comités AFDL, de la mesure des licenciements massifs des travailleurs dan les secteurs publics et privés, et au gel des salaires et avantages conventionnels.

2. Le rôle moteur dans le cadre des relations entre organisations professionnelles joué par la CSC dans la mise en place de l’intersyndicale et elle s’est ainsi placée à la tête du peloton, les grandes actions ont été abattues ensemble en direction du Gouvernement dit de Salut Public.

3. Plusieurs mémoranda ont été adressées aux autorités résumant les problèmes de la société congolaise.

4. La participation active dans le cadre de concertation convenue entre les syndicats des travailleurs (intersyndicale) et des employeurs (Fédération des Entreprises du Congo –FEC) est la grande première de l’histoire des relations professionnelles du pays plus d’un problème a connu l’aboutissement au sein de ces concertations telles que les négociations des salaires et avantages sociaux en dépit de la baisse de la conjoncture.

5. Les démarches relatives à l’actualisation du barème des impôts dans le cadre de concertation. Il importe de retenir qu’au cours de l’année 2000, la CSC s’y est employée auprès du Gouvernement pour la révision du barème fiscal de contribution cédulaire sur le revenu.

6. Des prises de position sur les situations brûlantes d’actualité face à la nouvelle reforme monétaire, la CSC n’a pas manqué d’exprimer ses inquiétudes quant aux chances à donner à cette réforme par rapport à l’inexistence du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti ‘SMIG » dans le pays elle a attiré l’attention de l’autorité politique et monétaire sur les mesures d’encadrement à envisager pur éviter les dérapages. La tendance actuelle semble nous donner raison, face à l’effritement du pouvoir d’achat des masses laborieuses et partant de toute la population.

7. Présentement la CSC préside certaines commissions de la session du Conseil National du Travail et ne manque pas d’apporter son expertise.

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